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Fédérale 1 : Bobigny se serre la ceinture

Par Le 23 février 2010

Sur le terrain, tout va bien. Bobigny s’est qualifié pour le Trophée Jean-Prat dimanche malgré sa défaite à Saint-Médard-en-Jalles (19-17). En coulisses, en revanche, le club vient de connaître un passage délicat. En cause, une baisse des salaires allant jusqu’à 20%, déjà appliquée sur les paies de janvier. Tous les salariés du club — joueurs, entraîneurs et éducateurs — sont concernés par cette mesure décidée par les dirigeants qui ont ainsi voulu anticiper une baisse des rentrées d’argent jusqu’à la fin de la saison. Le conseil général du 93 doit en effet voter le mois prochain des subventions annoncées en baisse, entre 10 et 20% (lire notre édition du 11 février). Soit un manque à gagner pouvant atteindre 42000 € pour les six premiers mois de 2010. L’incapacité de sponsors privés du milieu du BTP à honorer totalement leurs promesses serait aussi en cause. « On préfère ne pas attendre le vote du conseil général et prendre nos précautions avant, assure le président Alain Chamois. C’est une mesure préventive. Elle a été prise en concertation avec les joueurs, qui ont accepté sans problème cette baisse sur six mois pour assurer la pérennité du club. » Une réduction des salaires de 20% Annoncée quelques jours après le match face à Orléans (le 31 janvier), décisif pour la qualification, la baisse a, semble-t-il, d’abord été « mal vécue », selon l’entraîneur Philippe Canto. « Ce n’est jamais bien agréable, une baisse, poursuit-il. Surtout que les salaires à Bobigny ne sont pas mirobolants (NDLR : estimés entre 1500 et 2000 €, pour certains). 20%, c’est conséquent, surtout en région parisienne… Il y a eu diverses réunions entre les joueurs et les entraîneurs, puis entre les représentants des joueurs et le président. » Objet des négociations : obtenir des dirigeants que les salaires les plus bas ne soient pas touchés. Entre 4 et 6 joueurs seront ainsi épargnés, le président ayant accédé à la demande de leurs partenaires. « Alain Chamois n’est pas un président dur, assure Canto. Bobigny est un club à dimension humaine. Même si l’annonce a été brusque et faite sans concertation, il y a eu de l’écoute ensuite. Le côté familial du club a fait que la crise est terminée, on a bien vu le comportement à Saint-Médard… » Si une solution a été trouvée pour boucler la saison, la question reste entière pour la prochaine. « On a demandé quelles seraient les conséquences pour 2010-2011, souligne Philippe Canto. On nous a répondu que les ambitions ne seraient pas revues à la baisse. »

Apropos de Guilloubo

Educateur Fédérale Ecole de Rugby

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